Alors que nous arrivons à la fin d'une année sans précédent, nos pensées se tournent naturellement vers ce qui attend l'industrie en 2021 et au-delà.

Pour le savoir, Triott mène actuellement un projet appelé "Milling 2030" qui consiste à parler aux clients, aux agriculteurs et à d'autres acteurs du secteur afin de découvrir ce qui leur apporterait le plus de valeur ajoutée à l'avenir. 

Ils ont ensuite réuni leurs sociétés sœurs de Triott au sein du groupe pour réfléchir à la manière dont ils pourraient atteindre ces idéaux.

L'objectif du dernier épisode numérique de la société, "Feed Forward", est de nous donner une idée de ce à quoi pourrait ressembler un avenir numérique et axé sur les données, ainsi que de ce qu'il pourrait réellement signifier sur le plan pratique. Ce webinaire tente également de répondre à la question de savoir comment nous allons tous en bénéficier et combien de temps il faudra pour y parvenir.

Grâce à l'aide de quelques informations fournies par des clients et des experts de l'industrie de l'alimentation animale, le public du webinaire aura un aperçu de ce que l'avenir à long terme pourrait réserver à René Ottevanger, le nouveau directeur de la technologie et de l'innovation de Triott.

Bien qu'il ne prétende pas avoir toutes les réponses, Triott déclare qu'il s'engage à les trouver en travaillant avec tous les acteurs de l'industrie (y compris nous tous) et définit cela comme sa résolution du Nouvel An ! 

La situation actuelle

Selon René Ottevanger, Triott construit actuellement des usines d'alimentation clés en main pour ses clients, ce qui signifie qu'ils conçoivent et fabriquent toutes les machines, fournissent tout le matériel électrique, y compris le contrôle et l'automatisation. 

Toutefois, M. Ottevanger déclare que l'entreprise voit une plus grande valeur dans les processus quotidiens de la provenderie, où elle peut aider ses clients. Elle aide donc ses clients à tirer plus de valeur de ce qu'ils possèdent déjà, ainsi qu'à valoriser leurs machines, leur personnel et leur investissement total. 

Ils espèrent ainsi que les entreprises amélioreront la qualité du produit, augmenteront leurs tonnages et, bien sûr, la rentabilité globale de leurs usines.

À quoi le moulin du futur ressemblera-t-il ?

En principe, le moulin du futur reliera tous les éléments de l'usine à tous les niveaux, dit M. Ottevanger, une affirmation qui s'étend à tous les niveaux mécaniques, électriques et numériques. 

Ce niveau complet de connexion leur permettra ensuite, à leur tour, de regarder au-delà du moulin. Du champ au moulin, puis à la ferme, toutes les étapes du processus de fabrication seront connectées via The Cloud, ajoute M. Ottevanger.

Comment la connexion à tous ces niveaux peut-elle réellement profiter au propriétaire de la provenderie ? 

Le propriétaire de la provenderie pourra voir ce que fait son usine, ce qui lui permettra de superviser le processus, explique M. Ottevanger. 

L'opérateur aura également la possibilité de voir, via son PC, sa tablette ou son téléphone, combien l'usine fonctionne, la qualité des aliments fabriqués et il pourra également voir si son usine fonctionne efficacement. Il pourra par exemple résoudre les points d'étranglement et les goulots d'étranglement dans son usine. L'opérateur est également en mesure de voir quand les machines doivent être entretenues. 

"C'est ce que nous appelons le broyage guidé par les données", ajoute M. Ottevanger.

Une perspective globale

Le consensus général qui s'est dégagé du webinaire semble confirmer que la complexité et la diversité accrues de la filière continueront à représenter un défi de plus en plus important qui nécessitera une réflexion intelligente pour être surmonté. Comment les usines d'aliments pour animaux peuvent-elles rester agiles afin de faire face à des processus plus complexes ?

Voici les points de vue de trois continents sur le sujet de l'avenir de la meunerie pour fournir une perspective plus globale.

Wayne Cooper, États-Unis - Nous faisons d'abord du service, puis nous concevons des moulins pour répondre aux besoins du client. Nous ne faisons pas de moulins à l'emporte-pièce, nous communiquons avec le client pour concevoir une installation spécifique à ses besoins et à ce qu'il doit produire pour ses clients. Nous étudions actuellement l'automatisation au sein de l'usine, avec pour objectif de transformer l'usine en un robot géant dans le futur.

Mario Ocampo, Amérique du Sud - Il envisage d'utiliser des matériaux alternatifs afin d'être plus durable et plus respectueux des animaux. Si nous sommes adaptables et flexibles, nous serons toujours là à l'avenir. Soyez adaptables, soyez flexibles - soyez gentils !

Albert Getkate, Europe - Il vise à utiliser un processus plus complet qui peut être spécifiquement adapté pour répondre aux concepts du marché tout en étant suffisamment flexible pour produire des produits sur mesure. Ce dernier point peut entraîner une efficacité moindre et un coût plus élevé par tonnage. Les opérateurs devraient chercher à reconcevoir et à ajuster la disposition de leurs usines et sélectionner l'installation la plus rentable.

De meilleures prises de décisions

Avec le projet "Milling 2030", Triott se tourne vers le long terme. 

La population mondiale croît rapidement et la demande de protéines augmente donc. La demande des usines d'aliments pour animaux va continuer et devenir plus complexe. En connectant tout ce qui se trouve dans l'usine, Ottevanger dit qu'il peut créer un "jumeau numérique", une simulation entièrement informatisée de l'usine proposée.

Comment cela fonctionne-t-il ? Eh bien, en principe, le processus élimine tous les dessins, car actuellement toutes les décisions techniques sont basées sur des dessins technologiques. L'entreprise peut alors créer un moulin virtuel entièrement opérationnel, où elle peut simuler chaque processus.

Quels sont les avantages réels pour le propriétaire du moulin ?

La simulation virtuelle permettra aux propriétaires de l'usine de prendre des décisions basées sur le processus simulé. Par exemple, il pourra essayer différentes configurations, différentes formulations, différentes machines et pourra tester tout cela dans le cadre de la sécurité physique et financière d'un environnement virtuel. Le principal avantage est qu'il pourra prendre de meilleures décisions sur la base de la simulation de la fabrique de moulins, sans avoir à faire beaucoup d'investissements supplémentaires. 

Les entreprises de Triott travaillent ensemble à l'affinement du concept afin de maximiser la valeur pour leur client. En fait, elles disposent déjà d'une plateforme basée sur le cloud, où elles collectent et analysent des données, et celle-ci fonctionne déjà avec succès sur un site de production aux Pays-Bas. 

En outre, l'entreprise travaille déjà sur des idées de démarrage pour apporter une plus grande valeur ajoutée à la plateforme et pour prouver plus ou moins que le concept est une solution viable.

Selon M. Ottevanger, l'entreprise ne prétend pas avoir toutes les réponses, bien sûr il y a des usines d'alimentation dans le monde entier qui utilisent déjà ce genre de processus. 

Toutefois, M. Ottevanger estime que la valeur ajoutée peut être apportée aux installations existantes des clients avec le soutien de la société. 

La différence que peut faire Triott est qu'elle peut fournir une technologie avec une connaissance approfondie de l'industrie de l'alimentation animale. Selon M. Ottevanger, les propriétaires de moulins devraient se concentrer sur le quoi et le pourquoi, laissant à Triott le soin de se concentrer sur le comment.

La meunerie en tant que service

Après avoir examiné la valeur que la société apporterait aux installations numérisées existantes, M. Ottevanger poursuit en parlant du broyage en tant que service. 

En termes simples, cette proposition implique que l'ensemble des installations de production soient louées ou sous-traitées à des sociétés telles que Triott, qui se chargera ensuite de l'ensemble du processus de production. 

Dans cette formule, le client paie en fait par tonne d'aliments produite. M. Ottevanger fait ensuite valoir que le broyage en tant que service a en fait beaucoup de sens, car d'autres industries le font depuis longtemps. Les fabricants de photocopieurs en sont un exemple, car les clients paient en fait en fonction des copies produites. Les systèmes d'air comprimé fonctionnent également de cette manière, en fonction du volume d'air comprimé utilisé, poursuit-il.

M. Ottevanger ajoute ensuite que si l'on y réfléchit bien, l'industrie meunière a commencé à le faire il y a des siècles, lorsque Triott a commencé à réparer des moulins à vent. 

Cependant, il existe des similitudes plus évidentes entre l'arrangement proposé et la façon dont nos ancêtres apportaient des sacs de blé à un meunier local. Le meunier local le transformait en farine contre une certaine somme, alors voilà - la mouture comme un service ! 

M. Ottevanger pense que cela encouragera les meuniers à chercher à être plus efficaces, les sociétés Triott étant plus que ravies de les aider dans cette démarche.

Petit investissement - Meilleure rentabilité

Le dernier élément du webinaire est une discussion entre le directeur du développement de Triott, René Ottevanger, Marijn Laurensse (Inteqnion), Auke Markerink (Ottevanger) et Albert Getkate. 

Le consensus général entre ces experts réunis est que le marché actuel exige une très grande flexibilité et la nécessité de préparer les équipes de production aux nouvelles technologies.

Pour atteindre cet objectif, Triott estime qu'il doit fournir à ses clients les bons outils pour fabriquer les bons aliments afin de répondre à ces demandes futures prévues. Le panéliste a toutefois ajouté un mot de prudence en déclarant : "Nous avons vu de grandes idées aujourd'hui, mais nous devons nous rappeler que certaines usines ne font que commencer le processus de numérisation".

Dans son format de base, un client achète un "cheval de labour" dont il a besoin pour vivre. Son objectif est donc d'augmenter la productivité et le temps de fonctionnement. Il peut y parvenir en adoptant des pratiques de maintenance proactives, par exemple. 

En adoptant une approche préventive plutôt que curative, c'est-à-dire en "réparant" l'équipement quand nous le voulons plutôt que quand nous en avons besoin, nous réduisons les temps d'arrêt dus aux arrêts imprévus. Cette approche, bien qu'elle ne soit en aucun cas nouvelle, aura un impact positif sur la rentabilité.

Un facteur qui a également un effet majeur sur la rentabilité est la taille de la main-d'œuvre nécessaire pour maintenir l'usine en fonctionnement. 

La fabrique d'aliments pour animaux fonctionnera-t-elle toute seule à l'avenir ? La réponse est oui, mais cela ne se fera pas sans une équipe sur place. 

Selon M. Triott, il y aura toujours un besoin de personnel qualifié dans une usine - bien qu'à l'avenir, elle nécessitera moins d'opérateurs sur le site. Cependant, en utilisant plus efficacement les données générées, le nombre de personnes nécessaires pour faire fonctionner une usine diminuera.

À l'avenir, Triott affirme qu'il sera là pour aider ses clients dans ce voyage vers un avenir plus numérique et plus axé sur les données, et il se réjouit de travailler avec tous les clients à l'avenir.

Conseils importants

Albert Getkate conclut ensuite le webinaire par quelques conseils assez importants pour 2021, surtout si l'on considère la façon dont s'est déroulée l'année 2020 : "Planifier, faire, agir et vérifier". Soyez toujours flexible et préparez-vous à l'imprévu".

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