La cinquième session d'initiation en ligne sur la production et l'alimentation des volailles, organisée par AB Vista, s'est tenue du 29 mai au 8 juin. Au total, 15 exposés ont été présentés au cours de cinq sessions différentes. Les neuf conférenciers invités étaient issus du monde universitaire et industriel espagnol. L'objectif de la session d'introduction était de présenter une mise à jour de l'état actuel de la production et de l'alimentation des volailles, principalement axée sur le marché espagnol, mais avec quelques aspects relatifs à une vision plus large et internationale.

Les sujets présentés au cours des différentes sessions ont porté sur les facteurs influençant la qualité des aliments pour animaux ; les composants des aliments pour animaux et des exemples de sources énergétiques, fibreuses et protéiniques ; l'utilisation d'additifs pour soutenir la santé intestinale, la législation ; les mycotoxines et le contrôle des agents pathogènes dans les usines d'aliments pour animaux ; les macrominéraux et l'équilibre électrolytique et les performances et le rendement en viande comme principaux objectifs économiques dans la production de poulets de chair.

Le Dr Medel d'Innovabiotics, une société ayant une expérience dans le domaine de l'alimentation animale et humaine, des additifs pour l'alimentation animale et humaine, a souligné qu'environ 434 777 tonnes d'additifs pour l'alimentation animale sont utilisées chaque année en Espagne, dont 20 % sont des additifs zootechniques. Ces additifs ont été conçus pour promouvoir la santé et la fonction intestinale et présentent un intérêt particulier, compte tenu de l'interdiction d'utiliser des antibiotiques comme facteurs de croissance dans les aliments pour animaux. Toutefois, les producteurs d'aliments pour animaux sont conscients qu'aucun des additifs pour l'alimentation animale disponibles sur le marché aujourd'hui n'est suffisamment efficace pour remplacer les antibiotiques. En raison de la grande diversité des additifs disponibles, il est difficile de sélectionner les combinaisons qui se rapprocheront le plus du remplacement des antibiotiques. 

Le Dr Medel a souligné l'importance de soutenir la fonction intestinale avec des additifs comme meilleur moyen d'améliorer les performances des animaux et de réduire la possibilité de prolifération des agents pathogènes.

Un autre sujet abordé lors du webinaire par le Dr Mateos a été l'utilisation de matières fibreuses chez la volaille pour favoriser le développement du tractus gastro-intestinal. La valeur des fibres dépendra du niveau inclus, de leur solubilité, de leur capacité de rétention d'eau, de leur fermentabilité et, bien sûr, de l'âge des animaux. Le Dr Mateos estime qu'un excès de fibres solubles est néfaste pour l'animal (en l'absence d'enzymes exogènes) et que, s'il faut inclure des fibres, il faut alors inclure des fibres insolubles. Il suggère en particulier d'utiliser des fibres insolubles et même des fibres très lignifiées, comme les coques d'avoine, pour stimuler le développement du gésier et augmenter le péristaltisme intestinal.

Le son de blé est une autre source viable de fibres insolubles. On a noté une certaine prudence lorsque d'autres types de fibres sont utilisés dans l'alimentation des volailles. La pulpe de betterave sucrière, par exemple, est riche en fibres solubles et celles-ci sont très fermentescibles, de sorte que son niveau d'inclusion doit être limité. Les écorces de riz sont une bonne source de fibres insolubles mais doivent être utilisées avec prudence, en raison de leur forte teneur en silice, qui peut être abrasive dans le tractus gastro-intestinal.

Le conseil pratique du Dr Mateos est d'utiliser des fibres insolubles chez les jeunes oiseaux car elles améliorent le développement du gésier, la production d'acide et l'activation des enzymes gastriques et la qualité de la litière et, bien sûr, elles améliorent la digestibilité des nutriments et, par conséquent, les performances des animaux. L'alimentation des poulettes, des poules pondeuses et des éleveurs avec des fibres insolubles est également bénéfique. Chez les poulettes, ces fibres contribuent également à augmenter le volume de l'alimentation et permettent d'augmenter la capacité de prise alimentaire, sans stimuler un gain excessif. Chez les poules pondeuses, la fermentation des sources de fibres est liée à un comportement moins agressif et, chez les éleveurs, elle peut contribuer à atténuer l'impact sur le bien-être d'une alimentation sévèrement limitée. Le Dr Mateos fait valoir l'énorme potentiel des fibres dans la formulation des régimes alimentaires des volailles si elles sont bien manipulées. 

Le Dr Mateos a également examiné les effets du calcium et du phosphore dans les régimes alimentaires des volailles et les différences entre le phosphore disponible et le phosphore digestible d'un point de vue analytique. Le Dr Mateos évoque l'extraordinaire évolution du développement des phytases, et confirme que certaines d'entre elles peuvent libérer environ 90 % du phosphore total des phytates.

Enfin, le Dr Mateos a présenté certaines de ses réflexions sur le calcium. Bien qu'il soit le nutriment le moins cher dans la plupart des formules, il peut avoir les conséquences les plus coûteuses pour les producteurs de viande, en cas de complications. Actuellement, il n'y a pas assez de données concernant les teneurs en calcium digestible ou les besoins des oiseaux, mais on soupçonne que ces recherches seront disponibles à court terme.

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