Lors d'un récent voyage en France pour assister aux JTIC à Paris, la rédaction de Milling And Grain s'est arrêtée à Nord Céréales à Dunkerque. Là-bas, nous avons rencontré Jean-Phillippe Sainte Maresville pour parler du rôle central de l'entreprise dans l'exportation et l'importation de céréales à destination et en provenance de la France.

"Nord Céréales est une coopérative de propriété créée en 1984 par de petits agriculteurs", a expliqué Jean-Phillippe. "Nous avons 20 actionnaires qui vendent à des exportateurs, qui vendent ensuite dans différents pays."

Position stratégique

L'impressionnant complexe de silos, de quais, de têtes de rails et de routes de Nord Céréales est stratégiquement situé dans la zone centrale du port de Dunkerque, ce qui leur permet d'accéder à des navires de plus de 14 mètres via l'écluse Charles De Gaulle, d'une capacité de 110 000 tonnes. Ils bénéficient également d'un accès routier et ferroviaire facile (un important nœud autoroutier se trouve à proximité et le site bénéficie de gares de triage importantes et de liaisons ferroviaires qui traversent le centre de l'usine).

"Durant une bonne année, nous traitons trois millions de tonnes", explique Jean-Philippe. La majeure partie du grain provient du nord de la France par camion, train ou bateau. Nord-Céréales dessert des coopératives et des commerçants de l'arrière-pays de Dunkerque, qui se compose de trois régions principales - Nord-Pas-de-Calais, Champagne et Picardie - et représente 40% de la production céréalière nationale en France."

Selon Jean-Philippe, 40% des céréales arrivent par camion, 40% par bateau et les 20% restants par train. Une tendance récente est que le trafic ferroviaire augmente tandis que le trafic routier diminue. "Les membres de la coopérative ont une meilleure logistique avec les trains", explique Jean-Phillipe, "car la plupart de nos clients sont dans le Nord-Pas-de-Calais. Il y a aussi beaucoup de rivières, donc beaucoup utilisent des barges."

Dunkerque étant un port majeur, les nombreuses liaisons ferroviaires confèrent à Nord-Céréales un avantage concurrentiel sur ses concurrents. "Dunkerque est le principal terminal céréalier du Nord", a expliqué Jean-Phillipe. "Nous avons beaucoup de concurrence avec la Belgique. Il y a quatre ans, nous avons gagné un nouveau client qui expédie à Dunkerque par train. Avant d'aller à Rouen ou à Ostende, ou à Zebrugge en Belgique. Ces trois sont nos plus grands concurrents. Les autres grands ports français pour le grain sont Montrois, Le Havre, Rouen et Marseille. Cependant, à Dunkerque, nous avons un gros avantage car nous pouvons charger et décharger deux Panamax en même temps."

Déchargement rapide des céréales et de la biomasse

"Nous traitons principalement du blé, du maïs et de l'orge", a ajouté Jean Phillipe. "Au cours des deux dernières années, nous avons commencé à importer des granulés de bois des États-Unis et du maïs d'Ukraine. Nous chargeons les granulés de bois dans un train qui se rend à Paris pour faire fonctionner les chaudières à vapeur d'un hôpital."

Grâce à ses huit silos en béton ventilé, le terminal Nord-Céréales dispose de 222 000 tonnes de stockage vertical, 110 000 tonnes de stockage horizontal et 3 000 ponts sécheurs.

Entrée:

Route: 7 x 400T/h.

Voie maritime: 380T/h.

Ferrovier: 2 x 400T/h.

Sortie : 

1600T/h.

 

Grâce à ces installations, Nord-Céréales peut prendre en charge intégralement le grain dès son arrivée. "Le terminal repose sur deux déchargeurs", a déclaré Jean-Phillipe, "tous deux fabriqués par Vigan. Le deuxième Vigan, qui est notre plus récent, est le premier du genre en France, car la France n'est pas un pays d'importation. J'ai vu le Vigan pour la première fois à Casablanca. Avec le premier Vigan, je pouvais décharger un navire de 5 000 tonnes et avec le second Vigan, je pouvais décharger un Panamax. Nous sommes le premier terminal dans toute la France à pouvoir prendre en charge un Panamax.

Nord-Céréales dispose d'une grue à benne utilisée pour le déchargement des barges. Lors du déchargement d'un Panamax, il utilise à la fois la grue et le nouveau Vigan, qui peuvent décharger 600 tonnes par heure.

Jean Phillipe a expliqué pourquoi il avait choisi les déchargeurs Vigan: "Dans mon esprit, le Vigan est la machine la plus simple. Mon travail consiste à réparer les machines et si nous avons une machine avec beaucoup de petites pièces, c'est plus difficile à réparer. Le Vigan est une machine de base et est donc beaucoup plus facile à réparer. De plus, Vigan est la seule entreprise à construire la machine, puis à la démonter et à la vérifier complètement. La machine peut ensuite être remontée très rapidement sur site. Leur technologie de bec est meilleure et ne détruit ni ne casse les céréales. L'aspiration et le coude pneumatiques sont plus doux sur le grain. Notre dernière machine doit avoir déchargé un million de tonnes. Nous l'avons depuis cinq ans et je n'ai jamais eu à réparer le bec."

'Normalement, les grains ou les granulés de bois sont dans les silos un maximum de 50 à 60 jours. Mais notre travail n'est pas de stocker des céréales. Notre travail consiste à exporter des céréales. Donc toutes les céréales coopératives qui entrent et sont ensuite exportées.

"Nous avons deux machines pour le chargement: un chargeur Stolz et un chargeur Keyare. Chacun peut charger 1 000 tonnes / heure. Les camions tombent dans une fosse et sont ensuite élevés dans le silo. Il en va de même pour le déchargement du train. Nous avons sept fosses et chacune peut traiter 400 tonnes par heure. Nous achetons une troisième machine à Stolz.

Jean Phillipe a expliqué que les plans actuels sont de construire un autre silo sur le bord du quai d'ici 2021. Le nouveau silo sera utilisé pour stocker les granulés de bois et le maïs.'

Améliorer la qualité des céréales

Un autre avantage dont bénéficie Nord-Céréales est sa capacité à améliorer la qualité des céréales, comme l'explique Jean-Phillipe: "Bien que nous acceptions les céréales du monde entier, nous sommes responsables de la qualité. S'il y a trop de contaminants, je peux refuser le blé. Je peux améliorer la qualité des céréales en les séchant avec notre système de séchage au gaz, qui a une capacité de 300 tonnes par heure. J'ai également un dénoyauteur pour augmenter le poids et éliminer les mauvais produits. Si le blé vient ici avec une qualité C, nous pouvons l'amener à une qualité B. Certains silos sont équipés de refroidisseurs à grains. Nous avons des capteurs de température dans chaque silo afin que nous puissions surveiller les infestations d'aflatoxines, de mycotoxines et d'infestations d'insectes. Nous prélevons des échantillons sur chaque barge, chaque camion et chaque train, qui sont ensuite testés dans nos deux laboratoires pour l'humidité, le temps de chute d'Hagberg, l'infestation d'insectes, etc.

Prix du blé

Jean-Phillipe a noté que le prix du blé en France est soumis à de fortes fluctuations. "Mon coût est de quatre à cinq euros par tonne. C'est le prix en vigueur en France. En Belgique, le prix est de 3-1/2 à 4 euros. L'avantage de Dunkerque est un chargement/déchargement rapide. Le coût journalier d'une journée de déchargement des navires est très élevé si élevé qu'ils préfèrent venir en France et payer moins cher. 60 000 tonnes est la taille moyenne d'un navire. Le Panamax est le plus gros navire que nous déchargeons tous les jours, soit environ 90 000 tonnes; il faut donc deux à trois jours pour décharger un gros navire. Nous sommes plus rapides qu'Ostende ou Zeebrugge et ils n'ont ni démêleur ni séchoir."

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