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Un post biotique de levure pourrait réduire l’empreinte environnementale des poulets de chair

Résumé d’une analyse du cycle de vie menée par des chercheurs de Phileo by Lesaffre sur une fraction de paroi de Saccharomyces cerevisiae

Une analyse portant sur six essais internationaux

Publiée dans la revue scientifique Animals, l’étude évalue l’impact environnemental de l’incroporation postbiotique dérivé de la levure Saccharomyces cerevisiae dans l’alimentation des poulets de chair. Les chercheurs ont appliqué une analyse du cycle de vie couvrant les étapes allant de la production des matières premières jusqu’à la sortie des animaux de l’exploitation, selon une approche dite “du berceau à la porte de la ferme.”

L’analyse rassemble six essais conduits aux États-Unis, au Brésil, au Pakistan et au Mexique. Pendant un cycle de 42 jours, les poulets ont reçu entre 250 et 500 grammes de post biotique par tonne d’aliment. Les essais portaient sur deux situations difficiles fréquemment rencontrées en élevage : le stress thermique et un challenge à Clostridium perfringens, bactérie associée notamment à l’entérite nécrotique.

Le produit étudié

Le post biotique évalué est Safmannan®, une fraction de paroi de Saccharomyces cerevisiae produite par Phileo by Lesaffre. Elle est riche en mannan-oligosaccharides et en bêta-lucanes, composants étudiés pour leurs effets sur la santé intestinale, la réponse immunitaire et l’utilisation des nutriments.

Des réduction sur l’ensemble des indicateurs environnementaux

Selon les résultats, la supplémentation a réduit de 8,4 % l’impact sur le changement climatique, soit une diminution moyenne de 0,19 kg équivalent CO2 par kilogramme de poids vif produit. Les calculs font également ressortir une baisse de 8,7 % de l’utilisation des terres, de 7,7 % de l’utilisation de l’eau et de 7,9 % de la consommation de ressources.

D’autres diminutions ont été observées pour l’acidification (-12,5 %), l’eutrophisation marine (-9,5 %), l’eutrophisation des eaux douces (-9,6 %), l’eutrophisation terrestre (-12,6 %) et la formation de particules (-11,4 %). Les bénéfices environnementaux étaient comparables chez les animaux exposés au stress thermique et chez ceux soumis au challenge à Clostridium perfringens.

L’efficacité biologique au cœur des gains environnementaux

Les autres attribuent principalement ces résultats à l’amélioration des performances zootechniques. La supplémentation a été associée à une réduction de 7,6 % de l’indice de consommation, à une hausse de 5,7 % du gain de poids et à une diminution de la mortalité d’environ 44,1 %. Une meilleure efficacité alimentaire signifie qu’une quantité moindre d’aliment et de ressources est nécessaire pour produire un kilogramme de poids vif.

L’étude présente ainsi la fraction de paroi de levure comme une stratégie nutritionnelle potentiellement applicable à grande échelle pour soutenir simultanément la productivité, la résilience des animaux et la réduction de l’empreinte environnementale de la production avicole.

Limites et précautions d’interprétation

Les autres soulignent que l’empreinte de fabrication de l’additif a été estimée à partir d’une donnée indirecte et que les bases régionales utilisées peuvent ne pas refléter toute la diversité des élevages commerciaux. Ils recommandent de confirmer les résultats dans un éventail plus large de régions et de systèmes de production, en intégrant davantage de données primaires sur la fabrication du post biotique, las santé des oiseaux et la qualité des litières.

Pour l’étude complète : https://www.mdpi.com/2076-2615/16/15/2360

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