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Un risque mycotoxines limité sur les ensilages de maïs 2026, selon l’Observatoire des mycotoxines

Lors d’une conférence organisée dans le cadre du SPACE, l’Observatoire des mycotoxines a présenté les premières tendances issues de ses analyses d’ensilages de maïs récoltés en 2026, révélant un niveau de contamination globalement faible par rapport aux années précédentes.

Sur la base de 71 prélèvements réalisés au 15 septembre 2026, les résultats montrent que, selon les mycotoxines considérées, entre 96 et 100 % des analyses révèlent des teneurs inférieures au repère zootechnique bas. Le pourcentage d’échantillons positifs au déoxynivalénol (DON), la mycotoxine la plus couramment recherchée, ne dépasse pas 10 % cette année, contre 85 % en 2025 – une baisse spectaculaire. Les résultats sont également très favorables pour le nivalénol (3 % de positifs contre 44 % en 2025) et la zéaralénone (4 % contre 57 % en 2025). Les trichothécènes A sont quant à eux présents dans 46 % des échantillons, contre 70 % l’année précédente, tandis que 11 % des prélèvements sont positifs aux fumonisines. Au global, environ 95 % des analyses se situent dans une catégorie de risque faible.

Selon un expert de l’Observatoire, ce constat se vérifie globalement sur l’ensemble du territoire français, même si la moitié sud du pays est plus largement représentée dans l’échantillon analysé à ce stade de la campagne. Plusieurs facteurs expliquent ces résultats rassurants : le manque d’humidité qui a caractérisé la saison 2026 n’a pas favorisé le développement du champignons Fusarium, principal responsable de la sécrétion de ces mycotoxines. Si le stress hydrique peut, dans certains cas, agir comme facteur favorisant l’apparition de champignons producteurs de mycotoxines, les conditions sèches observées cette année ont globalement permis de limiter les sécrétions toxiques et d’en réduire l’impact sur la qualité des fourrages.

Cette actualité intervient dans un contexte où la vigilance de la filière élevage reste élevée concernant la qualité sanitaire des ensilages de maïs, matière première essentielle à l’alimentation du bétail, en particulier des troupeaux laitiers. Si les résultats globaux sont rassurants pour la majorité des exploitations françaises, l’Observatoire rappelle l’importance d’une surveillance annuelle, la variabilité des contaminations pouvant être importante d’une saison à l’autre selon les conditions climatiques locales.

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