HomeBlogBlé tendre : si nécessaire, apporte une trentaine unités d'azote, malgré l'absence...

Blé tendre : si nécessaire, apporte une trentaine unités d'azote, malgré l'absence de pluie

Alors que la majorité des blés tendres atteignent la fin de montaison (entre 3 nœuds et fin gonflement), les diagnostics de nutrition azotée indiquent des besoins dans de nombreuses parcelles. Un petit apport peut être positionné malgré les conditions sèches.

 

Les apports d'azote réalisés de mi-février à fin mars ont globalement été bien valorisés. Dans la majorité des parcelles, les premiers ont été positionnés avant l'épisode de pluie fin février/début mars, avec des compléments avant les pluies de début avril.

L'absence de pluie depuis mi-avril sur l'ensemble de la région interroge sur la faisabilité et la valorisation des derniers apports d'azote sur blé tendre. Cette météo séchante fin avril (et début mai pour les prévisions) étant anormale par rapport à ce que l'on rencontre habituellement ces vingt dernières années. Toutefois, les blés arrivent en fin de montaison, stade où les besoins en azote sont importants (de l'ordre de 3,3 kg/j).

 

Quelle stratégie adopter ?

L'inconnue reste évidemment la date de retour des pluies et son intensité. Or, dans de nombreuses situations, les outils de pilotage indiquent de réaliser un apport d'azote. Bien qu'il ait été démontré qu'il est nécessaire de vise une période pluvieuse (15 mm dans les 15 jours) pour une valorisation optimale de l'azote, dans ce cas où les précipitations font défaut. Il est recommandé de minimiser la dose en fractionnant les apports. Un apport modéré (30 – 40 unités) peut permettre de répondre à l'urgence.

 

Adapter son raisonnement au stade de la culture : ne pas dépasser dernière feuille – gonflement

Il est important d'intervenir en priorité sur les blés les plus avancés, proches de l'épiaison. Pour les céréales en cours de montaison, il y a moins d'urgence pour apporter l'azote, en espérant un retour des pluies.

À partir de l'épiaison, les apports d'engrais contribuent à alimenter les grains en protéines, mais ne permettent plus d'optimiser le rendement.

Les très nombreux essais de fractionnement ont démontré qu'un report d'une partie de la dose totale en fin de montaison (entre 2-3 nœuds et dernière feuille étalée) procure en moyenne deux quintaux de rendement et 0,2 à 0,5 % de protéines supplémentaires.

Entre épiaison et floraison, la réponse à un apport d'engrais se traduit par une augmentation de la teneur en protéines des grains mais le rendement ne progresse pas autant que lorsuq'il est réalisé à montaison.

Après épiaison, en conditions favorables, la culture continue d'absorber de l'azote.

Après floraison, les composantes de rendement impactées par l'azote – nombre d'épis et nombre de grains – sont fixées, passé ce stade un apport ne permettra pas de rattraper le potentiel de rendement perdu sous l'effet d'une carence.

 

Adapter son raisonnement à la forme d'engrais

À noter que, dans ces mauvaises conditions de valorisation, certaines formes d'azote sont à privilégier. L'ammonitrate ou les urées additionnées d'un inhibiteur de l'uréase seront moins sensibles à l'abs"ence ou à un retard de pluie et aux pertes par volatilisation. Ainsi, pour ce dernier apport d'azote, préférer les formes solides.

La solution azotée est très sensible aux pertes par volatilisation ammoniacale avec un risque de moindre efficacité. Attention, dans ce dernier cas, aux risques de brûlures des épis, qui incitent une fois de plus à ne pas dépasser le stade gonflement pour le dernier apport.

Les engrais foliaires ne sont pas mieux valorisés que l'ammonitrate – ils ont un même niveau d'efficacité – et nécessitent les mêmes conditions de pluviométrie.

 

 

 

Source/Crédit: Arvalis Infos

Visitez le site internet d'Arvalis – Institut du Végétal ICI

 

NEXT POSTS

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Subscribe to our newsletter to get the latest news from industry

Newsletter Registration

DOWNLOAD OUR APP