Les experts de la FEFAC prévoient une stabilité continue du marché des aliments composés pour animaux dans l’UE en 2025. La production industrielle totale dans l’UE-27 devrait atteindre 147,5 millions de tonnes, soit une légère hausse de 0,4 % par rapport à 2024. Cette situation témoigne de la résilience générale de la plupart des secteurs de la production animale, malgré les pressions économiques, réglementaires, environnementales et sanitaires persistantes.
La production d’aliments pour bovins est estimée à 41,585 millions de tonnes, un niveau globalement inchangé par rapport à 2024. L’Allemagne devrait enregistrer une légère augmentation de 3 %, tandis que les Pays-Bas et l’Espagne devraient connaître des baisses respectives de 5 % et 3 %, principalement en raison des politiques réglementaires et des mesures environnementales. Le Danemark et la Pologne devraient enregistrer de légères hausses de 4,5 % et 3,9 %, tandis que la plupart des autres États membres anticipent une production stable ou légèrement inférieure, dans un contexte de difficultés telles que les épidémies de fièvre aphteuse.
La production d’aliments pour porcs devrait atteindre 47,339 millions de tonnes, soit une légère baisse de 0,5 % au total. L’Allemagne et la France devraient connaître de faibles reculs, respectivement de 1,9 % et 1,6 %, tandis que les Pays-Bas devraient enregistrer une chute plus marquée de 10 %. À l’inverse, la Pologne (+2,7 %), l’Irlande (+3,2 %) et le Portugal (+1,8 %) devraient afficher une croissance tandis que la Hongrie pourrait connaître une baisse de 3,2 %. Les mutations structurelles du secteur et la peste porcine africaine (PPA) demeurent des facteurs de pression importants, même si certains pays, comme la Bulgarie (+9 %) et la Slovénie (+0,6 %), devraient accroître leur production.
Le secteur des aliments pour volailles devrait progresser de 1,5 %, pour atteindre 50,653 millions de tonnes, malgré l’impact persistant de la grippe aviaire. L’Espagne et la Belgique devraient enregistrer une forte croissance (+5,8 % et +5 % respectivement), tandis que la France et la Pologne devraient également connaître des hausses modérées.
Globalement, le secteur des aliments composés de l’UE fait preuve de stabilité et de résilience dans un contexte complexe de maladies, de défis réglementaires et environnementaux, soulignant ainsi la capacité d’adaptation des industries européennes de l’alimentation animale et de la transformation des céréales en 2025.