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Enrichissement du riz pour prévenir les carences en micronutriments

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Enrichissement du riz  pour prévenir les carences en micronutriments

La carence en micronutriments affecte, à l'échelle mondiale, plus de 2,1 milliards de personnes et a un impact sur la santé humaine le développement cognitif, l'éducation, le développement économique et la productivité.

Des études ont montré que des programmes d'enrichissement des aliments de base, tels que la farine de blé ou le maïs, correctement mis en oeuvre et contrôlés, constituent un moyen rentable d'augmenter l'apport en vitamines et en minéraux de la population. Le riz est la deuxième céréale la plus consommée au monde, avec une consommation s'élevant à 480 millions de tonnes (estimation pour 2018) et devrait atteindre 570 millions de tonnes d'ici 2025, mais jusqu'à présent, le riz a rarement été enrichi au cours des dernières années.

La technologie d'enrichissement du riz a été développée par différents acteurs ces dernières années. En conséquence, l'enrichissement du riz, à grande échelle, gagne du terrain en tant que stratégie réalisable et rentable pour remédier aux carences en micronutriments. L'extrusion à chaud et à froid, avec les technologies de séchage, libère techniquement le potentiel d'enrichissement du riz en produisant des grains de riz enrichis de qualité avec des micronutriments précieux, bien intégrés dans la matrice des féculents avec de légères pertes lors de la cuisson et du traitement à la vapeur.

Par exemple, le procédé d'extrusion à chaud de Bühler, destiné à la production de grains de riz reconstitués et enrichis de qualité, à base de brisures de riz et de farine de riz, permet de renforcer techniquement l'enrichissement en riz sans compromettre la qualité des grains. Les grains de riz concentrés et enrichis peuvent être ajoutés aux grains de riz blancs polis à différents points de la chaîne d'approvisionnement, en fonction du modèle commercial et des besoins locaux.

Bühler, en tant que membre de la FFI, soutient activement la mise en oeuvre de programmes de fortification du riz au niveau mondial, avec les différents partenaires des pays où le riz est principalement utilisé et où la carence en micronutriments est importante. L'enrichissement du riz correspond à la vision de Bühler, à savoir des innovations pour un monde meilleur, et constitue donc une initiative clé pour atteindre les objectifs de durabilité du groupe.

La FFI, avec ses membres considère que le riz enrichi pourrait avoir un impact sur la santé dans 12 pays d'Afrique de l'Ouest. Certains de ces pays enrichissent la farine de blé, mais le riz est plus couramment consommé. Dans ces 12 pays, l'enrichissement du riz importé, auquel s'ajoute le volume le volume limité de riz cultivé dans le pays et transformé industriellement, pourrait atteindre plus de 146 millions de personnes. Pour commencer, la FFI évalue les options d'enrichissement du riz au Nigéria et collabore avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) sur l'enrichissement du riz en Côté d'Ivoire et au Sénégal.

L'Amérique latine est également une région potentielle pour l'enrichissement du riz. La farine de blé est déjà obligatoirement enrichie dans la plupart des pays de la région, mais le riz est un aliment de base tout aussi important. En outre, le Costa Rica a démontré l'importance de l'enrichissement de plusieurs aliments pour toucher différentes populations et atteindre les objectifs nutritionnels. En 2018, avec l'appui du PAM, le Pérou a publié des normes pour le riz enrichi à utiliser dans les programmes sociaux. Ceci est considéré comme un premier pas vers l'obligation de rendre l'enrichissement en riz obligatoire dans tout le pays.

En novembre 2018, les dirigeants des Iles Salomon ont modifié la norme nationale relative au riz afin d'y inclure l'enrichissement obligatoire, ce qui en fait le 7e pays au monde à se doter d'une telle législation. L'enrichissement de la farine de blé est déjà obligatoire, mais le riz est plus couramment consommé, en particulier en dehors de la capitale Honiara.

Fortifier à la fois la farine et le riz augmentera donc les chances d'améliorer la nutrition des 600 000 habitants du pays. La nouvelle norme entrera en vigueur le 26 mai 2019. Elle s'appliquera à la production nationale à grande échelle, ainsi qu'au riz importé, puisque presque tout le riz des Iles Salomon est importé. La FFI a fourni un appui technique aux Iles Salomon dans le cadre de l'enrichissement du riz.

Outre les Iles Salomon, le Costa Rica, les Etats-Unis, le Nicaragua, le Panama, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines sont mandatés de renforcer le riz.

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