Leçons du “Dr. Eckel World Tour”
par Joy Nelloolichalil, Milling and Grain
“La nourriture n’est pas seulement une marchandise. C’est un système qui façonne les économies, les sociétés et la stabilité des nations.”
Les mots de l’auteur Paul Roberts expriment une vérité qui résonne profondément à travers la chaîne alimentaire mondiale. Derrière chaque tonne d’aliment, chaque litre de lait et chaque récolte se cache un système complexe de personnes, de science, de logistique et de coopération. Peu d’industries illustrent cette interconnexion aussi clairement que la nutrition animale.
C’est dans ce contexte plus large que le Dr. Eckel World Tour est arrivé à Bangkok,, réunissant des professionnels des secteurs de l’élevage et de l’alimentation animale pour une journée d’échanges de connaissances. Milling and Grain a été invité à assister au séminaire, qui a accueilli environ 80 invités de 13 pays.
L’événement s’est tenu à l’hôtel Avani+Riverside Bangkok, surplombant la rivière Chao Phraya.
L’idée même du World Tour est née pendant la période COVID, lorsque les restrictions de voyage et les événements annulés rendaient de telles rencontres presque impossibles. Pour une industrie qui repose fortement sur les relations et l’expertise partagée, l’absence d’interactions en personne s’est fait fortement ressentir. Plutôt que d’attendre le retour à la normale, l’équipe de Dr. Eckel Animal Nutrition a décidé d’adopter une approche différente. Au lieu de demander aux partenaires de venir à eux, ils iraient à la rencontre des gens là où ils se trouvent.
Ce qui a commencé comme une réponse à un moment extraordinaire est depuis devenu une initiative régulière, organisée deux fois par an dans différentes régions du monde.
Le programme de la journée comprenait quatre présentations.
En ouvrant l’événement, Dr Andreas Lewke, directeur général Thaïlande, a souhaité la bienvenue au public international et a présenté le premier intervenant principal, Dr Viktor Eckel, directeur général de Dr Eckel Animal Nutrition.
En prenant la parole, Eckel a commencé par rappeler au public que la production alimentaire revêt une importance bien au-delà de l’agriculture, citant l’auteur Paul Roberts.
La plante ouvre la voie !
À partir de là, Eckel a abordé la question de la durabilité, un terme souvent utilisé mais, selon lui, fréquemment mal compris. En Allemagne, la durabilité est généralement définie par trois piliers interconnectés : la durabilité sociale, environnementale et économique.
“Ce n’est que lorsque les trois piliers sont pris en compte que l’on peut véritablement construire le toit de la durabilité”, a-t-il déclaré. “Il ne s’agit pas seulement de protéger l’environnement. Il s’agit aussi de garantir que les systèmes sont économiquement viables et socialement responsables.”
Au fond, la durabilité signifie créer des processus qui peuvent être répétés encore et encore sans épuiser les ressources, a-t-il ajouté – un principe qui s’applique autant à la production animale qu’à toute autre industrie.
La durabilité environnementale reste une priorité clé pour DR. Eckel Animal Nutrition, en particulier en ce qui concerne l’impact climatique. Depuis 2021, l’entreprise mesure systématiquement son empreinte CO2, en suivant les émissions sur l’ensemble des opérations.
Eckel a révélé que l’entreprise a désormais franchi une étape importante : pour la première fois de son histoire, elle s’est fixée un objectif formel de réduction des émissions.
D’ici 2026, l’entreprise vise à réduire ses émissions de CO2 de 4 % par rapport aux niveaux de 2025, avec de nouveaux objectifs attendus chaque année.
“Nous ne sommes qu’un maillon d’une longue chaîne de valeur”, a déclaré Eckel. “Mais si chaque entreprise réduit ses émissions, améliore son efficacité et produit plus avec moins de ressources, l’effet combiné peut être significatif.”
Pour montrer comment la durabilité se traduit par des résultats concrets à la ferme, Eckel a présenté des données récemment finalisées issues de deux essais laitiers évaluant Anta®Phytosanitaires, un additif alimentaire développé par l’entreprise.
Les essais ont été délibérément choisis pour représenter des environnements de production très différents.
L’un s’est déroulé dans une station de recherche gouvernementale européenne, où les vaches atteignaient presque leur potentiel génétique dans des conditions quasi idéales. L’autre a été mené dans une exploitation laitière commerciale en Asie du Sud-Est, où les animaux étaient confrontés à divers facteurs de stress environnementaux et où les rendements laitiers globaux étaient plus faibles.
Les résultats ont démontré comment les stratégies nutritionnelles peuvent influencer à la fois la productivité et l’impact environnemental.
Dans l’essai européen, où la performance était déjà extrêmement élevée, Anta®Phyt a augmenté la production laitière tout en réduisant les émissions de CO2.
Dans l’essai en Asie du Sud-Est, cependant, les améliorations étaient bien plus marquées.
Fait intéressant, la réduction des émissions était légèrement inférieure à l’augmentation de la productivité. Eckel a noté que cela s’explique en partie par le fait que les animaux les plus performants ont également tendance à consommer plus d’aliments.
Lors de la session d’ouverture, l’attention s’est également portée sur le cadre mondial plus large qui façonne les efforts en matière de durabilité. Il a été fait référence aux objectifs de développement durable des Nations Unies, un ensemble de 17 objectifs mondiaux introduits en 2015 pour relever les grands défis allant de l’action climatique à la sécurité alimentaire. Ces objectifs sont prévus jusqu’en 2030, après quoi la communauté internationale examinera et actualisera le cadre.
Un thème clé de la présentation portait sur le potentiel des plantes à façonner la prochaine génération de solutions de nutrition animale. Environ 35 000 espèces végétales sont actuellement utilisées par l’homme dans le monde, offrant une diversité remarquable de composés naturels et de propriétés fonctionnelles.
Ces plantes poussent dans les forêts, les champs et les jardins du monde entier. Ensemble, elles représentent une ressource vaste et largement inexploitée pour relever certains des défis les plus pressants de l’industrie.
Les technologies à base de plantes ont déjà joué un rôle important ces dernières années. Les solutions développées à partir de sources botaniques ont aidé les producteurs à réduire leur dépendance aux promoteurs de croissance antibiotiques, à soutenir la santé animale et à améliorer la résilience en conditions de stress.
Parmi les exemples figurent des solutions alimentaires conçues pour répondre aux enjeux de performance et de stress, soutenir la santé animale et contribuer aux défis de biosécurité tels que la prévention de la peste porcine africaine. Bon nombre de ces innovations reposent sur des composés végétaux soigneusement sélectionnés qui interagissent naturellement avec la physiologie animale.
En regardant vers l’avenir, la diversité du monde végétal offre encore plus d’opportunités. À mesure que les systèmes alimentaires mondiaux évoluent et que les objectifs de durabilité deviennent plus exigeants, les approches à base de plantes pourraient offrir de nouvelles façons de maintenir la productivité tout en réduisant l’impact environnemental.
La prochaine révision des objectifs mondiaux de durabilité après 2030 mettra probablement en lumière les nouveaux défis liés à l’alimentation d’une population croissante. Dans ce contexte en évolution, les solutions d’origine végétale devraient rester un domaine clé de recherche et développement pour le secteur de la nutrition animale.
Choisir la bonne stratégie phytogénique
La deuxième présentation de la journée a été donnée par Anne Moeddel, qui a guidé l’auditoire à travers l’une des questions centrales de la formulation moderne des aliments : comment choisir la bonne solution photogénique pour atteindre des objectifs de production spécifiques.
Les photogéniques, a-t-elle noté, restent un domaine en évolution rapide. De nouveau composés végétaux, de nouveaux mécanismes et de nouvelles applications continuent d’apparaître, élargissant les possibilités pour la nutrition animale.
L’une des forces des composés photogéniques réside dans leurs modes d’action variés. Les composés à base de plantes peuvent soutenir la santé animale de plusieurs façon simultanément.
Cela inclut des effets antibactériens, une activité anti-inflammatoire et une protection antioxydants. Beaucoup soutiennent également la digestion et l’absorption des nutriments, tandis que certains contribuent à des effets apaisants qui aident les animaux à faire face au stress.
“Tout passe par l’intestin”, a-t-elle expliqué, soulignant son rôle central dans la digestion, l’immunité et la performance globale de l’animal. Lorsque l’intestin reste stable et équilibré, les bénéfices vont bien au-delà de la simple digestion.
D’uatres organes tels que le fois et les poumons peuvent également être positivement influencés, contribuant ainsi à un meilleur bien-être et à une productivité accrue.
Un message clé de la présentation était l’importance de définir des objectifs clairs avant de choisir toute stratégie nutritionnelle.
Les solutions photogéniques peuvent être appliquées à différentes étapes de la production. Certaines ciblent la qualité et le traitement de l’aliment, tandis que d’autres sont conçues pour agir directement chez l’animal, en soutenant la digestion, l’immunité ou les fonctions métaboliques.
Pour illustrer comment ces mécanismes se traduisent par des résultats concrets, Moeddel a partagé des exemples issus d’essais sur le terrain dans la production avicole.
Un essai s’est concentré sur la question des œufs sales et fissurés, un indicateur courant d’instabilité digestive et de défis microbiens dans les troupeaux de pondeuses. Après l’introduction de l’additif alimentaire photogénique ®Phyt du Dr Eckel, l’exploitation a constaté une nette amélioration de la qualité des œufs.
La proportion d’œufs fortement contaminés a diminué de plus de 80 %, améliorant considérablement l’utilisabilité des œufs pour la production.
Parallèlement, l’analyse microbiologie a révélé une forte diminution de Clostridium perfringens, une bactérie à Gram positif souvent associée à des troubles intestinaux. Au cours de la période d’essai, le nombre de bactéries a diminué de plus de 99 %, suggérant un effet stabilisateur marqué sur le microbiote intestinal.
De telles améliorations illustrent comment le soutien de la stabilité intestinale peut générer une cascade de bénéfices dans l’ensemble du système des réduction. Une digestion plus saine conduit à une meilleure utilisation des nutriments, ce qui soutient à son tour la performance et le bien-être général de l’animal.
En conclusion, Model a encouragé les producteurs à adopter une réflexion stratégique lors de l’adoption de solutions photogéniques. Elle a comparé ce processus à l’utilisation d’un système de navigation.
“Si vous savez où vous voulez aller, il devient beaucoup plus facile de trouver la bonne route”, a-t-elle expliqué. Sans destination claire, il est facile d’avancer sans forcément atteindre le résultat souhaité.
En identifiant l’espèce animale, le défi de production et le résultat souhaité, les nutritionnistes peuvent mieux adapter les technologies photogéniques à leurs besoins spécifiques.
À mesure que la recherche continue de découvrir de nouveaux composés végétaux et de nouvelles applications, la gamme de possibilités devrait encore s’élargir. Pour les producteurs comme pour les nutritionnistes, la clé réside non seulement dans la compréhension de ce que ces solutions peuvent apporter, mais aussi dans la manière de les appliquer stratégiquement pour atteindre des objectifs définis.
Après la présentation, la discussion s’est brièvement orientée vers des applications pratiques en élevage laitier, notamment des questions du public sur la possibilité que des composés végétaux antioxydants et anti-inflammatoires puissent soutenir les animaux confrontés à des affections inflammatoires telles que les lésions du sabot. Moeddel a noté que, bien que la recherche ait déjà démontré une réduction des marqueurs d’inflammation dans le sang et les tissus hépatiques, des investigations supplémentaires sont en cours pour explorer d’autres applications sur le terrain.
L’échange reflètait le thème général du séminaire lui-même : la recherche continue de solutions innovantes et pratiques pour améliorer la santé animale, la productivité et la durabilité dans des systèmes de production variés.
Nutrition de précision et alternatives aux antibiotiques
La troisième présentation a été donnée par le Dr Nancy Salamanca, conférencière indépendante et consultante, qui a abordé l’un des principaux défis de la production animale moderne : maintenir la performance tout en réduisant la dépendance aux antibiotiques.
Son interventions ‘est concentrée sur le lien entre le stress, la santé intestinale et la résistance aux antimicrobiens. Lesanimaux sont confrontés à divers facteurs de stress, notamment des agents pathogènes, des toxines, des allergènes alimentaires et des pressions environnementales. Lorsque ces facteurs de stress ne sont pas correctement gérés, la barrière intestinale peut s’affaiblir et l’équilibre du microbiome intestinal est perturbé.
L’utilisation excessive d’antibiotiques peut aggraver ce problème. Bien que les antibiotiques restent essentiels pour traiter les maladies, leur utilisation systématique peut éliminer les bactéries bénéfiques et permettre aux microbes nuisibles de dominer. Cela contribue à la propagation de la résistance aux antimicrobiens, désormais reconnue comme une préoccupation croissante pour la santé animale et humaine.
Pour relever ces défis, Salamanca a souligné l’importance de la nutrition de précision. En sélectionnant soigneusement les ingrédients de l’alimentation et en ajustant les niveaux de nutriments, les producteurs peuvent renforcer l’intégrité intestinale et améliorer les réponses immunitaires sans recourir aux antibiotiques de routine. La gestion des niveaux d’énergie et de protéines dans l’alimentation peut également aider les animaux à mieux faire face au stress environnemental.
Elle a mis en avant plusieurs outils nutritionnels pouvant soutenir cette approche, notamment les acides gras à chaîne moyenne, les acides organiques, les composés phytogéniques issus des plantes, les probiotiques, les prébiotiques, les enzymes et les capteurs de toxines. Utilisés ensemble, ces ingrédients peuvent aider à stabiliser le microbiome intestinal et à améliorer l’absorption des nutriments.
Une attention particulière a été accordée aux propriétés antimicrobiennes des composés végétaux et des acides gras. Les huiles essentielles et les extraits de plantes peuvent perturber la structure des cellules bactériennes, tandis que les acides organiques interfèrent avec l’activité métabolique à l’intérieur de la cellule microbienne. Ces effets combinés peuvent aider à contrôler des agents pathogènes tels que Salmonelle et Clostridium.
Salamanca a également souligné le rôle de l’huile de coco, qui contient des niveaux élevés d’acides gras à chaîne moyenne tels que l’acide l’aurique. Contrairement aux graisses à longue chaine, ces composés sont rapidement absorbés et peuvent fournir une source d’énergie rapide aux animaux en situation de stress.
Forte de près de deux décennies d’expérience sur le terrain, Nancy a conclu que la combinaison de ces stratégies nutritionnelles peut créer un environnement intestinal plus résilient. En renforçant les défenses biologiques naturelles, les producteurs peuvent maintenir la productivité tout en évoluant vers une utilisation des antibiotiques plus durable et responsable.
Diagnostic et gestion de la peste porcine africaine au Vietnam
La dernière présentation a été donnée par le Dr Le Van Phan de l’Université Nationale d’Agriculture du Vietnam, qui a partagé des perspectives pratiques sur le diagnostic et la gestion continue de la peste porcine africaine (PPA) au Vietnam. S’appuyant sur son expérience auprès des exploitations et des laboratoires de diagnostic, il a mis en avant les défis scientifiques et pratiques du contrôle de la maladie.
La PPA a été détectée pour la première fois au Vietnam le 1er février 2019. En seulement sept mois, le virus s’est propagé rapidement dans tout le pays en raison de sa nature hautement contagieuse. L’épidémie a entraîné l’abattage d’environ six millions de porcs, provoquant d’importantes pertes économiques et une grave perturbation de l’industrie porcine nationale. Au-delà de la mortalité, la maladie a également eu un impact majeur sur la performance reproductive, affectant les troupeaux de reproduction et ralentissant la reprise dans les régions touchées.
Phan a souligné qu’un diagnostic précis et rapide est essentiel pour gérer les épidémies. Dans de nombreux cas, les exploitations soumettent des échantillons de sérum aux laboratoires de diagnostic. Cependant, il a recommandé de combiner la détection virale par PCR avec le dépistage des anticorps par ELISA. L’utilisation des deux méthodes permet aux vétérinaires de déterminer si les animaux sont actuellement infectés ou s’ils ont déjà été exposés au virus.
Comprendre cet historique d’exposition est important lors de l’évaluation du statut sanitaire d’une exploitation, en particulier dans les systèmes de reproduction visant à maintenir des troupeaux indemnes de PPA.
Phan a également expliqué qu’une fois les porcs infectés, le virus peut être détecté dans de nombreux tissus et organes, souvent avec des charges virales très élevées. Les échantillons de sang total sont donc couramment utilisés pour les tests de diagnostic, en particulier lorsque les animaux présentent des symptômes tels qu’une forte fièvre. Cependant, le prélèvement sanguin doit être effectué avec précaution, car le sang contaminé peut facilement propager le virus si des mesures strictes de biosécurité ne sont pas respectées.
Un autre défi abordé lors de la présentation concerne la présence de souches de PPA à forte et faible virulence. Les souches hautement virulentes provoquent souvent une mort subite avant que les animaux ne développent des anticorps détectables. À l’inverse, les souches à faible virulence peuvent produire des signes cliniques plus faibles et des charges virales plus basses, ce qui les rend plus difficiles à détecter.
Dans de tels cas, les tests d’anticorps deviennent particulièrement importants, car ils peuvent révéler une exposition antérieure même lorsque les porcs semblent cliniquement sains.
Phan a conclu en notant que de nombreuses exploitations au Vietnam et en Asie fonctionnent encore avec une biosécurité limitée et des infrastructures anciennes, ce qui complique la prévention des maladies. Le renforcement du diagnostic, de la surveillance et des pratiques de gestion des exploitations reste donc essentiel pour contrôler la propagation de la PPA et protéger la production porcine dans la région.
Discussion et remarques finales
Le séminaire s’est terminé par une session de questions-réponses d’une heure, au cours de laquelle les participants ont eu l’occasion d’échanger directement avec les intervenants et d’approfondir les sujets présentés tout au long de la journée. La table ronde a réuni tous les intervenants, permettant aux participants de poser des questions pratiques liées à la gestion des exploitations, aux stratégies nutritionnelles et aux défis sanitaires dans différents systèmes de production.
La session a mis en avant la diversité des points de vue au sein du public, qui comprenait des professionnels venus de toute l’Asie et d’ailleurs. Les questions allaient de l’application pratique des solutions phytogéniques dans la production laitière et avicole à des préoccupations plus larges concernant la gestion des maladies et les systèmes d’élevage durables.
Pour clore la journée, le Dr Bernhard Eckel a remercié les intervenant pour leurs contributions et a réfléchi aux thèmes centraux qui ont émergé lors du séminaire. Il a souligné que l’avenir de la production animale dépendra de plus en plus de l’équilibre entre efficacité, rentabilité et durabilité. Selon Eckel, ces trios éléments doivent fonctionner ensemble si les producteurs veulent répondre à la demande mondiale croissante en protéines animales tout en faisant face aux pressions environnementales et réglementaires.